[Joncour, Serge] L'amour sans le faire
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[Joncour, Serge] L'amour sans le faire
L’amour sans le faire / Serge Joncour
Ed. Flammarion, 319 p., ISBN : 978-2081249141
Présentation de l'éditeur : Après dix ans de silence, Franck téléphone un soir à ses parents. Curieusement, c'est un petit garçon qui décroche. Plus curieusement encore, il s'appelle Alexandre, comme son frère disparu des années auparavant. Franck décide alors de revenir dans la ferme familiale. Louise, elle, a prévu d'y passer quelques jours avec son fils. Franck et Louise, sans se confier, semblent se comprendre. "On ne refait pas sa vie, c'est juste l'ancienne sur laquelle on insiste", pense Franck en arrivant. Mais dans le silence de cet été ensoleillé et chaud, autour d'un enfant de cinq ans, "insister" finit par ressembler à la vie réinventée. L'Amour sans le faire, c'est une histoire de la tendresse en même temps qu'un hymne à la nature, une nature sauvage, imprévisible, qui invite à change, et pourquoi pas à renaître.
Ma critique : Frank n’a plus de contacts avec ses parents depuis des années. Sa vie se passe entre Paris et ses voyages qu’il fait comme reporter avec sa caméra à la main. Un événement de sa vie le décide à appeler ses parents. A sa grande surprise c’est un enfant, Alexandre, qui décroche. Frank est d’autant plus surpris qu’Alexandre est le prénom de son frère décédé. Il décide alors de partir voir ses parents dans la ferme familiale, dans le Lot.
De son côté, Louise, la compagne du frère de Frank, a un fils qu’elle a confié à ses ex beaux-parents pour qu’ils l’élèvent, comme en remplacement du fils adoré qu’ils ont perdu. Elle a également prévu de passer quelques jours à la ferme.
On assiste alors à la rencontre de ces trois personnages solitaires qui se connaissent si peu.
C’est un roman bien écrit avec beaucoup de tendresse pour les personnages et de jolies phrases (« ne pas pouvoir s’aimer, c’est peut-être plus fort que s’aimer vraiment »). On s’attache à ces êtres qui n’ont pas été épargnés par la vie. On est surtout ému par le petit Alexandre et sa naïveté d’enfant.
Même si les thèmes abordés le sont souvent en littérature (drame familiale, rupture parents/enfants, secrets de famille,…), l’auteur réussit à nous toucher et à nous donner envie d’aller au bout de son roman.
Ed. Flammarion, 319 p., ISBN : 978-2081249141
Présentation de l'éditeur : Après dix ans de silence, Franck téléphone un soir à ses parents. Curieusement, c'est un petit garçon qui décroche. Plus curieusement encore, il s'appelle Alexandre, comme son frère disparu des années auparavant. Franck décide alors de revenir dans la ferme familiale. Louise, elle, a prévu d'y passer quelques jours avec son fils. Franck et Louise, sans se confier, semblent se comprendre. "On ne refait pas sa vie, c'est juste l'ancienne sur laquelle on insiste", pense Franck en arrivant. Mais dans le silence de cet été ensoleillé et chaud, autour d'un enfant de cinq ans, "insister" finit par ressembler à la vie réinventée. L'Amour sans le faire, c'est une histoire de la tendresse en même temps qu'un hymne à la nature, une nature sauvage, imprévisible, qui invite à change, et pourquoi pas à renaître.
Ma critique : Frank n’a plus de contacts avec ses parents depuis des années. Sa vie se passe entre Paris et ses voyages qu’il fait comme reporter avec sa caméra à la main. Un événement de sa vie le décide à appeler ses parents. A sa grande surprise c’est un enfant, Alexandre, qui décroche. Frank est d’autant plus surpris qu’Alexandre est le prénom de son frère décédé. Il décide alors de partir voir ses parents dans la ferme familiale, dans le Lot.
De son côté, Louise, la compagne du frère de Frank, a un fils qu’elle a confié à ses ex beaux-parents pour qu’ils l’élèvent, comme en remplacement du fils adoré qu’ils ont perdu. Elle a également prévu de passer quelques jours à la ferme.
On assiste alors à la rencontre de ces trois personnages solitaires qui se connaissent si peu.
C’est un roman bien écrit avec beaucoup de tendresse pour les personnages et de jolies phrases (« ne pas pouvoir s’aimer, c’est peut-être plus fort que s’aimer vraiment »). On s’attache à ces êtres qui n’ont pas été épargnés par la vie. On est surtout ému par le petit Alexandre et sa naïveté d’enfant.
Même si les thèmes abordés le sont souvent en littérature (drame familiale, rupture parents/enfants, secrets de famille,…), l’auteur réussit à nous toucher et à nous donner envie d’aller au bout de son roman.
yaki- Grand sage du forum
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Re: [Joncour, Serge] L'amour sans le faire
Merci pour cet avis Yaki.
J'ai très envie de découvrir ce livre.
J'ai très envie de découvrir ce livre.
Sharon- Modérateur
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Re: [Joncour, Serge] L'amour sans le faire
Merci Yaki!
chocolette- Grand sage du forum
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Re: [Joncour, Serge] L'amour sans le faire
Merci Yaki pour cette critique
louloute- Grand sage du forum
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Re: [Joncour, Serge] L'amour sans le faire
Franck a tout renié, sa famille, sa vie campagnarde, sa classe sociale pour partir à Paris ; il voulait être cinéaste. 10 ans plus tard, malade, malade de solitude, il téléphone chez ses parents où Alexandre répond.
Louise est perdue depuis la mort d’Alexandre et va toutes les fins de semaine chez les parents d’Alexandre…. Pour retrouver Alexandre.
Ils sont, tous deux, partis pour la ville pour oublier, pour se fondre dans l’anonymat et se murer dans la solitude parmi les autres, se perdre dans la foule. Ce sont des taiseux qui ne savent plus où est leur place. Alors commence le désir, le besoin de partir.
Louise prend sa vieille voiture comme chaque week-end et Franck prend le train, celui que l’on appelait dans le temps « la Micheline » et qui se nomme maintenant « Intercités », avec les aléas idoines !
Il découvre alors le « nouvel Alexandre » qui est le fils de Louise. Quelques jours suspendus dans la canicule de l’été, où, en l’absence des parents, ils seront tous les trois avec leurs fêlures, leurs brisures, leurs attentes. Ils pourront tisser le lien familial qui les unit, parler d’Alexandre, le mari de Louise, frère de Franck, mais pas le père du petit Alexandre. Ils vont ré-apprendre à écouter l’autre, à s’occuper de l’autre, essayer de trouver les mots. Se réapproprier cette vie qui les a faits. Essayer de ne plus se cogner.
Ils glissent petit à petit dans la tendresse.
« Ne pas pouvoir s’aimer, c’est peut-être encore plus fort que de s’amer vraiment, peut-être vaut-il mieux s’en tenir à ça, à cette haute idée qu’on se fait de l’autre sans tout en connaître, en rester à cette passion non encore franchie, à cet amour non réalisé mais ressenti jusqu’au plus intime, s’aimer en ne faisant que se le dire, s’en plaindre ou s’en désoler, s’aimer à cette distance où les bras ne se rejoignent pas, sinon à peine du bout des doigts pour une caresse, une tête posée sur les genoux, une distance qui permet tout de même de chuchoter, mais pas de cri, pas de souffle, pas d’éternité, on s’aime et on s’en tient là, l’amour sans y toucher, l‘amour chacun le garde pour soi, comme on garde à soi sa douleur, une douleur ça ne se partage pas, une douleur ça ne se transmet pas par le corps, on n’enveloppe pas l’autre de sa douleur comme on le submerge de son ardeur. C’est profondément à soir une douleur. L’amour comme une douleur, une douleur qui ne doit pas faire mal. »
Serge Joncour nous parle du remord, de la fuite, du retour, du silence, de la rivalité entre frères. Franck avec sa caméra au poing qu’a-t-il fait si ce n’est mettre un appareil entre lui et sa vie, montrer pour ne pas parler. Louise, elle, ne peut re-partir pour une autre vie, pourtant elle continue de vivre. Sa vie, on ne la refait pas, c'est juste l'ancienne sur laquelle on insiste.
Il parle également de ces terres, de ces fermes qui ne passent plus aux mains des fils « La terre ça ne se perd pas, ton devoir c’est d’assurer la continuité, tu comprends ? » A passer les soirées en compagnie de Louise et Alexandre, Franck comprend mieux ce que ses parents essayaient de lui faire sentir. « Pour la première fois, il touchait du doigt ce que ses parents essayaient de lui faire sentir depuis toujours, que la vie se concevait autour de l’idée de passage, que le rôle de chacun se limitait à ça, l’existence n’avait de sens qu’en étant acteur de cette pérennité. »
Le petit Alexandre est le révélateur dans cette histoire, le passeur d’espoir : « Louise se sentait pleinement la mère de son enfant, réunis dans l’insouciance d’un matin d’été »
Un livre touchant, un ton juste mais pas larmoyant. Serge Joncour a su poser des mots sur leurs maux enfouis sous des années de silence et de fuite.
4ème de couverture :
Après dix ans de silence, Franck téléphone un soir à ses parents. Curieusement, c'est un petit garçon qui décroche. Plus curieusement encore, il s'appelle Alexandre, comme son frère disparu des années auparavant. Franck décide alors de revenir dans la ferme familiale. Louise, elle, a prévu d'y passer quelques jours avec son fils. Franck et Louise, sans se confier, semblent se comprendre. " On ne refait pas sa vie, c'est juste l'ancienne sur laquelle on insiste ", pense Franck en arrivant. Mais dans le silence de cet été ensoleillé et chaud, autour d'un enfant de cinq ans, " insister " finit par ressembler à la vie réinventée. L'Amour sans le faire, c'est une histoire de la tendresse en même temps qu'un hymne à la nature, une nature sauvage, imprévisible, qui invite à changer - et pourquoi pas à renaître.
Louise est perdue depuis la mort d’Alexandre et va toutes les fins de semaine chez les parents d’Alexandre…. Pour retrouver Alexandre.
Ils sont, tous deux, partis pour la ville pour oublier, pour se fondre dans l’anonymat et se murer dans la solitude parmi les autres, se perdre dans la foule. Ce sont des taiseux qui ne savent plus où est leur place. Alors commence le désir, le besoin de partir.
Louise prend sa vieille voiture comme chaque week-end et Franck prend le train, celui que l’on appelait dans le temps « la Micheline » et qui se nomme maintenant « Intercités », avec les aléas idoines !
Il découvre alors le « nouvel Alexandre » qui est le fils de Louise. Quelques jours suspendus dans la canicule de l’été, où, en l’absence des parents, ils seront tous les trois avec leurs fêlures, leurs brisures, leurs attentes. Ils pourront tisser le lien familial qui les unit, parler d’Alexandre, le mari de Louise, frère de Franck, mais pas le père du petit Alexandre. Ils vont ré-apprendre à écouter l’autre, à s’occuper de l’autre, essayer de trouver les mots. Se réapproprier cette vie qui les a faits. Essayer de ne plus se cogner.
Ils glissent petit à petit dans la tendresse.
« Ne pas pouvoir s’aimer, c’est peut-être encore plus fort que de s’amer vraiment, peut-être vaut-il mieux s’en tenir à ça, à cette haute idée qu’on se fait de l’autre sans tout en connaître, en rester à cette passion non encore franchie, à cet amour non réalisé mais ressenti jusqu’au plus intime, s’aimer en ne faisant que se le dire, s’en plaindre ou s’en désoler, s’aimer à cette distance où les bras ne se rejoignent pas, sinon à peine du bout des doigts pour une caresse, une tête posée sur les genoux, une distance qui permet tout de même de chuchoter, mais pas de cri, pas de souffle, pas d’éternité, on s’aime et on s’en tient là, l’amour sans y toucher, l‘amour chacun le garde pour soi, comme on garde à soi sa douleur, une douleur ça ne se partage pas, une douleur ça ne se transmet pas par le corps, on n’enveloppe pas l’autre de sa douleur comme on le submerge de son ardeur. C’est profondément à soir une douleur. L’amour comme une douleur, une douleur qui ne doit pas faire mal. »
Serge Joncour nous parle du remord, de la fuite, du retour, du silence, de la rivalité entre frères. Franck avec sa caméra au poing qu’a-t-il fait si ce n’est mettre un appareil entre lui et sa vie, montrer pour ne pas parler. Louise, elle, ne peut re-partir pour une autre vie, pourtant elle continue de vivre. Sa vie, on ne la refait pas, c'est juste l'ancienne sur laquelle on insiste.
Il parle également de ces terres, de ces fermes qui ne passent plus aux mains des fils « La terre ça ne se perd pas, ton devoir c’est d’assurer la continuité, tu comprends ? » A passer les soirées en compagnie de Louise et Alexandre, Franck comprend mieux ce que ses parents essayaient de lui faire sentir. « Pour la première fois, il touchait du doigt ce que ses parents essayaient de lui faire sentir depuis toujours, que la vie se concevait autour de l’idée de passage, que le rôle de chacun se limitait à ça, l’existence n’avait de sens qu’en étant acteur de cette pérennité. »
Le petit Alexandre est le révélateur dans cette histoire, le passeur d’espoir : « Louise se sentait pleinement la mère de son enfant, réunis dans l’insouciance d’un matin d’été »
Un livre touchant, un ton juste mais pas larmoyant. Serge Joncour a su poser des mots sur leurs maux enfouis sous des années de silence et de fuite.
4ème de couverture :
Après dix ans de silence, Franck téléphone un soir à ses parents. Curieusement, c'est un petit garçon qui décroche. Plus curieusement encore, il s'appelle Alexandre, comme son frère disparu des années auparavant. Franck décide alors de revenir dans la ferme familiale. Louise, elle, a prévu d'y passer quelques jours avec son fils. Franck et Louise, sans se confier, semblent se comprendre. " On ne refait pas sa vie, c'est juste l'ancienne sur laquelle on insiste ", pense Franck en arrivant. Mais dans le silence de cet été ensoleillé et chaud, autour d'un enfant de cinq ans, " insister " finit par ressembler à la vie réinventée. L'Amour sans le faire, c'est une histoire de la tendresse en même temps qu'un hymne à la nature, une nature sauvage, imprévisible, qui invite à changer - et pourquoi pas à renaître.
Re: [Joncour, Serge] L'amour sans le faire
Merci Yaki et Zazi pour cette présentation, j'aimerais découvrir ce livre.
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Re: [Joncour, Serge] L'amour sans le faire
je vois double non en tout cas merci pour vos critiques
louloute- Grand sage du forum
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Re: [Joncour, Serge] L'amour sans le faire
J'ai des poupées aux doigts pour cause de brûlure, donc, pas facile, et puis tu es certaine que j'ai aimé ce livre !!louloute a écrit:je vois double non en tout cas merci pour vos critiques
Re: [Joncour, Serge] L'amour sans le faire
Je viens de terminer ce livre, et c'est un superbe coup de cœur pour moi. C'est tendre, simple et magnifique!
Invité- Invité
Re: [Joncour, Serge] L'amour sans le faire
Mon avis :
Touchant est le premier mot qui me vient à l’esprit pour qualifier ce livre. L’amour sans le faire raconte simplement une histoire d’amour et de tendresse. Dans le même temps, je lis un autre livre qui aborde les mêmes thèmes, et qui pâtit de la comparaison.
En effet, Franck, après avoir surmonté un coup dur (nous comprenons qu’il a été gravement malade), après s’être résigné à sa solitude, après sa séparation d’avec sa compagne, décide de renouer avec ses parents, qu’il n’a pas vu depuis dix ans, depuis le jour où il est venu leur réclamer sa part d’héritage, creusant ainsi le fossé entre lui, le citadin, le reporter, l’homme d’images, et eux, ancrés à leur terre et à leurs souvenirs. Tout a changé depuis son départ, mais pas comme il le pensait. Ce petit coin du Lot est devenu tellement isolé que même le car ne le dessert plus. La ferme, si elle semble de prime abord à l’abandon, contient pourtant des trésors de modernité : un écran plat, un portable… Franck doit redécouvrir ses parents qui ont continué à vivre – sans lui – qui ont évolué – sans lui, et surtout sans son frère Alexandre.
On pourra objecter que les thèmes utilisés sont classiques : drame familial (la mort d’Alexandre est-elle un accident ? un suicide ?), secret de famille, non-dits, que l’on doit plus à la pudeur, à la compréhension tacite qu’à la volonté de ne pas voir les choses en face. Pudeur : tel est vraiment le maître mot de cette oeuvre, rencontre entre trois solitudes qui s’apprivoisent mutuellement, Franck, convalescent sans le dire, Louise, femme d’un seul amour, et Alexandre, ce fils envers lequel elle a du mal à exprimer son amour.
Le roman est aussi ancré dans la réalité sociale, sans être pesant. A l’heure des fermetures, des restructurations, de la PAC (tiens, les médias n’en parlent presque plus), la solidarité n’est pas lettre morte, même si la tentation du chacun pour soi est là, et bien là.
L’amour sans le faire est une agréable découverte littéraire
. Touchant est le premier mot qui me vient à l’esprit pour qualifier ce livre. L’amour sans le faire raconte simplement une histoire d’amour et de tendresse. Dans le même temps, je lis un autre livre qui aborde les mêmes thèmes, et qui pâtit de la comparaison.
En effet, Franck, après avoir surmonté un coup dur (nous comprenons qu’il a été gravement malade), après s’être résigné à sa solitude, après sa séparation d’avec sa compagne, décide de renouer avec ses parents, qu’il n’a pas vu depuis dix ans, depuis le jour où il est venu leur réclamer sa part d’héritage, creusant ainsi le fossé entre lui, le citadin, le reporter, l’homme d’images, et eux, ancrés à leur terre et à leurs souvenirs. Tout a changé depuis son départ, mais pas comme il le pensait. Ce petit coin du Lot est devenu tellement isolé que même le car ne le dessert plus. La ferme, si elle semble de prime abord à l’abandon, contient pourtant des trésors de modernité : un écran plat, un portable… Franck doit redécouvrir ses parents qui ont continué à vivre – sans lui – qui ont évolué – sans lui, et surtout sans son frère Alexandre.
On pourra objecter que les thèmes utilisés sont classiques : drame familial (la mort d’Alexandre est-elle un accident ? un suicide ?), secret de famille, non-dits, que l’on doit plus à la pudeur, à la compréhension tacite qu’à la volonté de ne pas voir les choses en face. Pudeur : tel est vraiment le maître mot de cette oeuvre, rencontre entre trois solitudes qui s’apprivoisent mutuellement, Franck, convalescent sans le dire, Louise, femme d’un seul amour, et Alexandre, ce fils envers lequel elle a du mal à exprimer son amour.
Le roman est aussi ancré dans la réalité sociale, sans être pesant. A l’heure des fermetures, des restructurations, de la PAC (tiens, les médias n’en parlent presque plus), la solidarité n’est pas lettre morte, même si la tentation du chacun pour soi est là, et bien là.
L’amour sans le faire est une agréable découverte littéraire
Sharon- Modérateur
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Re: [Joncour, Serge] L'amour sans le faire
Merci Sharon pour cet avis, j'ai encore plus envie de le lire....
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Re: [Joncour, Serge] L'amour sans le faire
Le plus beau roman qu'il m'ait été donné de lire depuis longtemps.
Une merveille de littérature. Une écriture riche et subtile.
Le monde peut s'arrêter après ça.
Une merveille de littérature. Une écriture riche et subtile.
Le monde peut s'arrêter après ça.
Invité- Invité
Re: [Joncour, Serge] L'amour sans le faire
Je viens de lire ce roman qui faisait partie de ma liste pour le challenge : Partage lecture 2013/2014
C'est une histoire sensible, tout en délicatesse où l'on parle de sentiments sans les nommer. J'ai trouvé le début un peu long à se mettre en place mais j'ai malgré tout passé un bon moment de lecture.
C'est une histoire sensible, tout en délicatesse où l'on parle de sentiments sans les nommer. J'ai trouvé le début un peu long à se mettre en place mais j'ai malgré tout passé un bon moment de lecture.
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Re: [Joncour, Serge] L'amour sans le faire
Je l'ai dans mon "challenge PL 2013/2014" et dans mon "challenge lire en vacances"!!!!
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Re: [Joncour, Serge] L'amour sans le faire
Lu depuis déjà quelques mois et beaucoup apprécié
Invité- Invité
Re: [Joncour, Serge] L'amour sans le faire
Challenge partage lecture 2013/2014 et challenge lire en vacances.
Lu très vite et très agréablement, une merveille de tendresse,on pourrait dire il ne se passe pas grand chose, mais il se passe tout pour la vie des 3 personnages et surement des vieux parents partis quelques jours en vacances.
Dès le début, les difficultés familiales sont là, abordées sans préjugés, les non dit, les secrets, tout ce qui pourrit la vie familiale, qui fait mal mais qu'on continue à taire de peur de souffrir encore plus.....
Louise et Franck vont se retrouver seuls dans la ferme qui n'en est plus tout à fait une, avec un diablotin très attachant du nom du frère disparu.
Retrouver le gout de vivre, le gout de s'occuper de l'autre, de s’occuper du petit homme Alexandre, c'est ce qui arrive à Louise et Franck, deux solitaires dans la ville, socialement isolés, piétinés par les difficultés de la vie.
L'espoir renait avec la tendresse qui se développe au fil des jours, ces deux là sont fait de la même souffrance le trait d'union est le "petit" Alexandre.
"L'amour sans le faire" est une belle déclaration d'amour ou chaque phrase est finement ciselée, une merveille d'écriture.
Je vote "très apprécié"
Lu très vite et très agréablement, une merveille de tendresse,on pourrait dire il ne se passe pas grand chose, mais il se passe tout pour la vie des 3 personnages et surement des vieux parents partis quelques jours en vacances.
Dès le début, les difficultés familiales sont là, abordées sans préjugés, les non dit, les secrets, tout ce qui pourrit la vie familiale, qui fait mal mais qu'on continue à taire de peur de souffrir encore plus.....
Louise et Franck vont se retrouver seuls dans la ferme qui n'en est plus tout à fait une, avec un diablotin très attachant du nom du frère disparu.
Retrouver le gout de vivre, le gout de s'occuper de l'autre, de s’occuper du petit homme Alexandre, c'est ce qui arrive à Louise et Franck, deux solitaires dans la ville, socialement isolés, piétinés par les difficultés de la vie.
L'espoir renait avec la tendresse qui se développe au fil des jours, ces deux là sont fait de la même souffrance le trait d'union est le "petit" Alexandre.
"L'amour sans le faire" est une belle déclaration d'amour ou chaque phrase est finement ciselée, une merveille d'écriture.
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Re: [Joncour, Serge] L'amour sans le faire
Merci Step pour ta critique
louloute- Grand sage du forum
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Re: [Joncour, Serge] L'amour sans le faire
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Re: [Joncour, Serge] L'amour sans le faire
Mon ressenti
J’ai été touchée par Franck et Louise, blessés par la vie. Ce sont des écorchés vifs empêtrés dans leurs émotions ne sachant comment les exprimer, pensant à tort qu’ils n’ont que peu de valeur. Pour ces deux personnes, le challenge est de taille : comment reprendre réamorcer un dialogue alors qu’il a été rompu il y a longtemps ? Comment quitter, sortir de sa prison mentale que l’on a érigé pour se protéger ?
Simplement et avec brio, Serge Vaucour sait trouver les justes mots pour poser les questions dans lesquelles chacun d’entre nous est ou a été confronté à un moment. L’isolement, la solitude, la reconnaissance de sa valeur à ses propres yeux mais aussi aux yeux de notre entourage, la violence et le harcèlement sont autant de résonances possibles à nos vies.
AU delà des mots, c’est la rencontre magique entre deux êtres qui vont se reconnaître et apprendre ensemble à changer de regard, à de positionnement et à s’autoriser à faire un pas vers la lumière. Avec l’aide de ce petit garçon qui vient avec vivacité et joie de vivre leur apprendre l’urgence de vivre dans le présent pour mieux imaginer un futur.
Une histoire poétique, un hymne à la vie… seul petit bémol, une question : l’enfant peut-il être la réponse à tous nos problèmes et peut-il les résoudre ?
A découvrir
J’ai été touchée par Franck et Louise, blessés par la vie. Ce sont des écorchés vifs empêtrés dans leurs émotions ne sachant comment les exprimer, pensant à tort qu’ils n’ont que peu de valeur. Pour ces deux personnes, le challenge est de taille : comment reprendre réamorcer un dialogue alors qu’il a été rompu il y a longtemps ? Comment quitter, sortir de sa prison mentale que l’on a érigé pour se protéger ?
Simplement et avec brio, Serge Vaucour sait trouver les justes mots pour poser les questions dans lesquelles chacun d’entre nous est ou a été confronté à un moment. L’isolement, la solitude, la reconnaissance de sa valeur à ses propres yeux mais aussi aux yeux de notre entourage, la violence et le harcèlement sont autant de résonances possibles à nos vies.
AU delà des mots, c’est la rencontre magique entre deux êtres qui vont se reconnaître et apprendre ensemble à changer de regard, à de positionnement et à s’autoriser à faire un pas vers la lumière. Avec l’aide de ce petit garçon qui vient avec vivacité et joie de vivre leur apprendre l’urgence de vivre dans le présent pour mieux imaginer un futur.
Une histoire poétique, un hymne à la vie… seul petit bémol, une question : l’enfant peut-il être la réponse à tous nos problèmes et peut-il les résoudre ?
A découvrir
Pinky- Grand sage du forum
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Genre littéraire préféré : Je lis de tout en littérature mais j'ai beaucoup de mal avec les policiers... j'en lis 1 ou 2 dans l
Date d'inscription : 04/06/2008
Re: [Joncour, Serge] L'amour sans le faire
Lu dans le cadre du challenge PL 2013/2014
Après un début assez lent à se mettre en place, je me suis laissée emportée une fois les protagonistes réunis à la ferme. Serge Joncour livre un récit tout en délicatesse, à mots couverts et plein de belles images. Un hommage à la vie, aux paysans et à cette terre dont ils dépendent.
Je vote très apprécié.
Après un début assez lent à se mettre en place, je me suis laissée emportée une fois les protagonistes réunis à la ferme. Serge Joncour livre un récit tout en délicatesse, à mots couverts et plein de belles images. Un hommage à la vie, aux paysans et à cette terre dont ils dépendent.
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