[Daub, Jean-Luc] Ces bêtes qu'on abât : Journal d'un enquêteur dans les abattoirs français
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Ces bêtes qu'on abat : Journal d'un enquêteur dans les abattoirs français
[Daub, Jean-Luc] Ces bêtes qu'on abât : Journal d'un enquêteur dans les abattoirs français
Titre : Ces bêtes qu'on abât : Journal d'un enquêteur dans les abattoirs français (1993-2008)
Auteur : Jean-Luc Daub
Editions : L'Harmattan, 2009
Nombre de pages : 253
Genre : Enquête - Témoignage
Quatrième de couverture :
La viande coûte cher aux animaux. Engraissés dans des bâtiments obscurs dont ils ne sortent que pour être abattus, privés de toute relation avec leurs congénères, entravés, parfois sanglés au point de ne pouvoir bouger, ces animaux sont tués à la chaîne dans l'indifférence la plus absolue. Les enquêtes effectuées par Jean-Luc Daub dans les abattoirs français durant une quinzaine d'années lèvent le voile sur le malheur de milliard d'animaux. La force de ce témoignage tient dans la description d'une précision extrême, des opérations d'abattage qui font inexorablement passer les bêtes de vie à trépas, dans ces lieux dont la législation dit -qu'aucun animal ne doit ressortir vivant- Les instances qui ont compétence pour faire appliquer la réglementation en matière de protection des animaux font preuve d'une passivité qui confine à la complicité. Plus largement, c'est une reflexion de fond sur la condition des animaux élevés pour être mangés que ce livre nous invite. Pourquoi les avons-nous à ce point bannis de tout ?
Mon avis :
Vous aimez la viande, vous devez quand même savoir au prix de quelle souffrance pour les animaux, elle se retrouve dans votre assiette !
Plus que de la souffrance, c'est l'horreur absolue... mais naturellement, vous pouvez continuer à faire semblant de ne pas savoir et ignorer les vérités qui dérangent...
Auteur : Jean-Luc Daub
Editions : L'Harmattan, 2009
Nombre de pages : 253
Genre : Enquête - Témoignage
Quatrième de couverture :
La viande coûte cher aux animaux. Engraissés dans des bâtiments obscurs dont ils ne sortent que pour être abattus, privés de toute relation avec leurs congénères, entravés, parfois sanglés au point de ne pouvoir bouger, ces animaux sont tués à la chaîne dans l'indifférence la plus absolue. Les enquêtes effectuées par Jean-Luc Daub dans les abattoirs français durant une quinzaine d'années lèvent le voile sur le malheur de milliard d'animaux. La force de ce témoignage tient dans la description d'une précision extrême, des opérations d'abattage qui font inexorablement passer les bêtes de vie à trépas, dans ces lieux dont la législation dit -qu'aucun animal ne doit ressortir vivant- Les instances qui ont compétence pour faire appliquer la réglementation en matière de protection des animaux font preuve d'une passivité qui confine à la complicité. Plus largement, c'est une reflexion de fond sur la condition des animaux élevés pour être mangés que ce livre nous invite. Pourquoi les avons-nous à ce point bannis de tout ?
Mon avis :
Vous aimez la viande, vous devez quand même savoir au prix de quelle souffrance pour les animaux, elle se retrouve dans votre assiette !
Plus que de la souffrance, c'est l'horreur absolue... mais naturellement, vous pouvez continuer à faire semblant de ne pas savoir et ignorer les vérités qui dérangent...
Invité- Invité
Re: [Daub, Jean-Luc] Ces bêtes qu'on abât : Journal d'un enquêteur dans les abattoirs français
Je sens dans ta critique de cet ouvrage beaucoup de passion envers cette cause et je la respecte.
Théodore Monod, chercheur humaniste dont les écrits m'ont toujours guidé, avait un jour écrit qu'hommes et animaux avaient au moins un point commun : celui de demeurer des "êtres souffrant", ce qui devrait nous inviter à réfléchir sur leur condition de vie ici ou ailleurs (où beaucoup d'espèces magnifiques sont menacées d'extinction).
Un passage devrait t'intéresser Histoires Singulières, je te le livre :
"J'avais cité un jour à Louis Massignon le cri bouleversant d'une grande sainte, en l'appliquant aux animaux: "Qui leur rendra leurs larmes?" Notre ami me répond aussitôt : "Je suis profondément avec vous dans cette compassion pour tout ce qui vit... Je crois comme vous, qu'une réparation de justice est due à ces "âmes mortelles", qui les immortalisera. Contrairement au cartésien géométriquement cruel, je ne pense pas que la gazelle qui, forcée à la course, s'agenouille et pleure, soit insensible. A elle aussi, je crois qu'on "rendra des larmes". Je me souviens de ma dernière chasse : vexé d'avoir raté quelques proies, je visai et tuai une alouette, et sa chute me déchire encore le cœur..."
"Louis Massignon, le cheikh admirable, était la compassion incarnée, mais, comme Saint François, il n'a guère de disciples."
Théodore Monod, chercheur humaniste dont les écrits m'ont toujours guidé, avait un jour écrit qu'hommes et animaux avaient au moins un point commun : celui de demeurer des "êtres souffrant", ce qui devrait nous inviter à réfléchir sur leur condition de vie ici ou ailleurs (où beaucoup d'espèces magnifiques sont menacées d'extinction).
Un passage devrait t'intéresser Histoires Singulières, je te le livre :
"J'avais cité un jour à Louis Massignon le cri bouleversant d'une grande sainte, en l'appliquant aux animaux: "Qui leur rendra leurs larmes?" Notre ami me répond aussitôt : "Je suis profondément avec vous dans cette compassion pour tout ce qui vit... Je crois comme vous, qu'une réparation de justice est due à ces "âmes mortelles", qui les immortalisera. Contrairement au cartésien géométriquement cruel, je ne pense pas que la gazelle qui, forcée à la course, s'agenouille et pleure, soit insensible. A elle aussi, je crois qu'on "rendra des larmes". Je me souviens de ma dernière chasse : vexé d'avoir raté quelques proies, je visai et tuai une alouette, et sa chute me déchire encore le cœur..."
"Louis Massignon, le cheikh admirable, était la compassion incarnée, mais, comme Saint François, il n'a guère de disciples."
Invité- Invité
Re: [Daub, Jean-Luc] Ces bêtes qu'on abât : Journal d'un enquêteur dans les abattoirs français
Karmapolis, vous avez deviné juste ! La cause animale me tient vraiment à coeur et j'en suis même devenue végétarienne (il y a déjà longtemps).
Merci pour ce passage que vous venez de citer. Il me touche beaucoup...
Je vous dis même "doublement merci" vu que je vais m'instruire un peu car je vais devoir faire des recherches. Et oui, je suis honteuse mais je dois avouer que je connais mal Théodore Monod et Louis Massignon
Par contre je connais Jacques Monod ( peut être un cousin à Théodore ? )
Ce satané Jacques Monod me hante et trouble mon sommeil depuis des années...du moins un passage d'un de ses livres "Le hasard et la nécessité"
Voici ce célèbre passage qui m'angoisse, me terrorise et hante mes nuits :
- "L'ancienne alliance est rompue ; l'homme sait enfin qu'il est seul dans l'immensité indifférente de l'univers d'où il a émergé par hasard. Non plus que son destin, son devoir n'est écrit nulle part. A lui de choisir entre le royaume et les ténèbres." -
Je trouve que ce passage est terrible si on l'analyse bien. Il est gravé dans ma tête et impossible de l'effacer !
Je vais donc sur google découvrir la vie de Théodore !
Merci pour ce passage que vous venez de citer. Il me touche beaucoup...
Je vous dis même "doublement merci" vu que je vais m'instruire un peu car je vais devoir faire des recherches. Et oui, je suis honteuse mais je dois avouer que je connais mal Théodore Monod et Louis Massignon
Par contre je connais Jacques Monod ( peut être un cousin à Théodore ? )
Ce satané Jacques Monod me hante et trouble mon sommeil depuis des années...du moins un passage d'un de ses livres "Le hasard et la nécessité"
Voici ce célèbre passage qui m'angoisse, me terrorise et hante mes nuits :
- "L'ancienne alliance est rompue ; l'homme sait enfin qu'il est seul dans l'immensité indifférente de l'univers d'où il a émergé par hasard. Non plus que son destin, son devoir n'est écrit nulle part. A lui de choisir entre le royaume et les ténèbres." -
Je trouve que ce passage est terrible si on l'analyse bien. Il est gravé dans ma tête et impossible de l'effacer !
Je vais donc sur google découvrir la vie de Théodore !
Invité- Invité
Re: [Daub, Jean-Luc] Ces bêtes qu'on abât : Journal d'un enquêteur dans les abattoirs français
Theodore Monod est un de ses rares hommes ayant parfaitement compris les enjeux du XXième siècle, sans se fourvoyer dans des sentences ou aphorisme faciles, et à annoncer les choix que nous aurions à faire pour le suivant.
J'ai frénétiquement collectionné tout ce qui pouvait se rapporter à lui, à peu près tout lu de ce qu'il avait pu écrire. De nombreux documentaires vidéo existent sur ses voyages, dont un magnifique de tendresse sur son dernier voyage au Sahara, frêle silhouette presque aveugle au bras d'un jeune chercheur. Paradoxalement j'ai beaucoup de mal à en parler finalement, à réduire ce qu'il m'inspire sur une simple fiche critique.
Sur la fiche Wikipedia, il est écrit "scientifique naturaliste, explorateur, érudit et humaniste français" à la fois tellement vrai et aussi réducteur pour ce "chercheur d'absolu".
Il inspira à Alain Souchon une très jolie chanson.
Lien supprimé
J'ai frénétiquement collectionné tout ce qui pouvait se rapporter à lui, à peu près tout lu de ce qu'il avait pu écrire. De nombreux documentaires vidéo existent sur ses voyages, dont un magnifique de tendresse sur son dernier voyage au Sahara, frêle silhouette presque aveugle au bras d'un jeune chercheur. Paradoxalement j'ai beaucoup de mal à en parler finalement, à réduire ce qu'il m'inspire sur une simple fiche critique.
Sur la fiche Wikipedia, il est écrit "scientifique naturaliste, explorateur, érudit et humaniste français" à la fois tellement vrai et aussi réducteur pour ce "chercheur d'absolu".
Il inspira à Alain Souchon une très jolie chanson.
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Dernière édition par Elyuna le Lun 2 Juin 2014 - 15:50, édité 1 fois (Raison : Suppression du lien vers un site extérieur.)
Invité- Invité
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