[Récond, Léonor (de)] Manifesto
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[Récondo de, Léonor] Manifesto
[Récond, Léonor (de)] Manifesto
[Récondo de, Léonor]
Manifesto
Editions SabineWespieser janvier 2019
ISBN 978 2 84805 314 1
179 pages
Le mot de l’éditeur
Pendant la nuit du 24 au 25 mars 2015, Félix de Récondo a cheminé vers la mort. Trois ans plus tard, sa fille Léonor transforme le huis clos de la chambre d'hôpital en un vibrant manifeste, « manifesto », témoignant de la liberté et de la force de création que ce père artiste garda inlassablement intactes. Deux narrations s'entrelacent, qui signent le portrait d'un homme dont la jeunesse fut marquée par la guerre civile espagnole et l'exil : celle de Léonor, envahie par les souvenirs et les émotions de la longue veille aux côtés de sa mère, Cécile ; et celle de Félix, dont l'esprit s'est échappé vers les contrées du passé. Il y a rejoint l'ombre d'Ernesto (Hemingway), qu'il n'a jamais revu depuis les déjeuners du dimanche à Pamplona, alors que lui était encore un petit garçon, dans les années trente. L'écrivain, déjà auréolé de sa gloire, y suivait les courses de toros. Aujourd'hui, toute différence d'âge abolie, Félix se remémore ceux qu'ils ont connus, sa petite enfance à Gernika, les mystérieuses activités politiques de ses oncles dans la maison d'exil des Landes. Il en vient bientôt à évoquer la mort tragique de ses enfants nés avant sa rencontre avec Cécile, et con fie à son vieux complice combien sa nouvelle famille l'a aidé à continuer à vivre, dessiner et sculpter. Ernesto, à son tour, lui raconte son besoin d'écrire, Martha et les femmes qu'il ne pouvait s'empêcher de séduire, sa propre fascination pour la mort, son suicide. Mais leur ultime conversation ne s'achèvera pas avant que Félix ait pu montrer à Ernesto le violon que, de ses mains, il fabriqua pour Léonor. À son chevet, sa fille lui fait écouter une ultime fois leur sonata da Chiesa de Corelli... La musique a tant accompagné leur bonheur, leur pas de deux artistique, depuis que, élève précoce, Léonor apprenait à maîtriser son instrument. Cette même musique ponctue d'une déchirante douceur leur dernière nuit, dont le récit, magnifique tombeau poétique, donne à jamais vie au créateur et au père merveilleux que fut Félix.
Mon avis
Le mot de l’éditeur nous apprenant beaucoup , je me contenterai de parler de mon ressenti pendant la lecture de ce récit. Cette douceur déchirante des deux femmes envers l’homme qui va mourir, j’ai l’impression d’avoir vécu cela lors de la fin de vie de ma petite sœur, ce livre m’a fortement bouleversée par la beauté des mots décrivant l’amour porté à cet homme qui fut peintre et sculpteur, sur la vie de famille de Léonor de Récondo avec son père et sa mère, sur l’amour, la musique et la création artistique. Un livre magnifique, intime, et poignant, un récit écrit avec pudeur et sensibilité, un véritable hommage poétique au père merveilleux de l'autere. Un tout gros coup de coeur 5/5
Manifesto
Editions SabineWespieser janvier 2019
ISBN 978 2 84805 314 1
179 pages
Le mot de l’éditeur
Pendant la nuit du 24 au 25 mars 2015, Félix de Récondo a cheminé vers la mort. Trois ans plus tard, sa fille Léonor transforme le huis clos de la chambre d'hôpital en un vibrant manifeste, « manifesto », témoignant de la liberté et de la force de création que ce père artiste garda inlassablement intactes. Deux narrations s'entrelacent, qui signent le portrait d'un homme dont la jeunesse fut marquée par la guerre civile espagnole et l'exil : celle de Léonor, envahie par les souvenirs et les émotions de la longue veille aux côtés de sa mère, Cécile ; et celle de Félix, dont l'esprit s'est échappé vers les contrées du passé. Il y a rejoint l'ombre d'Ernesto (Hemingway), qu'il n'a jamais revu depuis les déjeuners du dimanche à Pamplona, alors que lui était encore un petit garçon, dans les années trente. L'écrivain, déjà auréolé de sa gloire, y suivait les courses de toros. Aujourd'hui, toute différence d'âge abolie, Félix se remémore ceux qu'ils ont connus, sa petite enfance à Gernika, les mystérieuses activités politiques de ses oncles dans la maison d'exil des Landes. Il en vient bientôt à évoquer la mort tragique de ses enfants nés avant sa rencontre avec Cécile, et con fie à son vieux complice combien sa nouvelle famille l'a aidé à continuer à vivre, dessiner et sculpter. Ernesto, à son tour, lui raconte son besoin d'écrire, Martha et les femmes qu'il ne pouvait s'empêcher de séduire, sa propre fascination pour la mort, son suicide. Mais leur ultime conversation ne s'achèvera pas avant que Félix ait pu montrer à Ernesto le violon que, de ses mains, il fabriqua pour Léonor. À son chevet, sa fille lui fait écouter une ultime fois leur sonata da Chiesa de Corelli... La musique a tant accompagné leur bonheur, leur pas de deux artistique, depuis que, élève précoce, Léonor apprenait à maîtriser son instrument. Cette même musique ponctue d'une déchirante douceur leur dernière nuit, dont le récit, magnifique tombeau poétique, donne à jamais vie au créateur et au père merveilleux que fut Félix.
Mon avis
Le mot de l’éditeur nous apprenant beaucoup , je me contenterai de parler de mon ressenti pendant la lecture de ce récit. Cette douceur déchirante des deux femmes envers l’homme qui va mourir, j’ai l’impression d’avoir vécu cela lors de la fin de vie de ma petite sœur, ce livre m’a fortement bouleversée par la beauté des mots décrivant l’amour porté à cet homme qui fut peintre et sculpteur, sur la vie de famille de Léonor de Récondo avec son père et sa mère, sur l’amour, la musique et la création artistique. Un livre magnifique, intime, et poignant, un récit écrit avec pudeur et sensibilité, un véritable hommage poétique au père merveilleux de l'autere. Un tout gros coup de coeur 5/5
lalyre- Grand sage du forum
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Emploi/loisirs : jardinage,lecture
Genre littéraire préféré : un peu de tout,sauf fantasy et fantastique
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Re: [Récond, Léonor (de)] Manifesto
Mon avis
On agrandit l’âme de ceux qui nous aiment
Ce court recueil est un récit poignant, rempli de l’amour de Léonor pour son père, Félix. Elle le sait condamné, une sale infection a pris le dessus sur son corps, et elle l’accompagne dans ses derniers instants sur terre. Le récit alterne entre le quotidien dans la chambre d’hôpital et des souvenirs. Léonor imagine les dialogues entre Félix, hors du temps, et Ernest Hemingway avec qui il était ami. Elle retrace aussi l’histoire de sa famille, par flashs, les faits les plus marquants où elle a partagé avec son père, parfois dans la douleur, mais toujours avec un amour et une affection sans bornes.
Son écriture est douce, tendre, lumineuse, sublime. En peu de mots, elle tresse ces trois aspects pour aller au bout du chemin, sur l’autre rive où son père se reposera. Elle dit le quotidien, cette attente lorsqu’on connaît le verdict mais pas la date et l’heure. La peur de ne pas être là, la fatigue, l’angoisse, les relations avec les soignants. Il n’y a pas de pathos, mais beaucoup de respect et de compréhension. Ce n’est pas triste car entre les passages dans le milieu médical, on découvre un homme qui avait une aura, qui jouissait de la vie comme il le pouvait malgré les moments difficiles et les atrocités vécues (la guerre les avait chassés de leur pays).
C’est touchant, délicat, et on retrouve tout le talent de Léonor De Recondo pour donner à son texte une musicalité qui parle au cœur.
On agrandit l’âme de ceux qui nous aiment
Ce court recueil est un récit poignant, rempli de l’amour de Léonor pour son père, Félix. Elle le sait condamné, une sale infection a pris le dessus sur son corps, et elle l’accompagne dans ses derniers instants sur terre. Le récit alterne entre le quotidien dans la chambre d’hôpital et des souvenirs. Léonor imagine les dialogues entre Félix, hors du temps, et Ernest Hemingway avec qui il était ami. Elle retrace aussi l’histoire de sa famille, par flashs, les faits les plus marquants où elle a partagé avec son père, parfois dans la douleur, mais toujours avec un amour et une affection sans bornes.
Son écriture est douce, tendre, lumineuse, sublime. En peu de mots, elle tresse ces trois aspects pour aller au bout du chemin, sur l’autre rive où son père se reposera. Elle dit le quotidien, cette attente lorsqu’on connaît le verdict mais pas la date et l’heure. La peur de ne pas être là, la fatigue, l’angoisse, les relations avec les soignants. Il n’y a pas de pathos, mais beaucoup de respect et de compréhension. Ce n’est pas triste car entre les passages dans le milieu médical, on découvre un homme qui avait une aura, qui jouissait de la vie comme il le pouvait malgré les moments difficiles et les atrocités vécues (la guerre les avait chassés de leur pays).
C’est touchant, délicat, et on retrouve tout le talent de Léonor De Recondo pour donner à son texte une musicalité qui parle au cœur.
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Cassiopée- Admin
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