[Agus, Milena] Quand le requin dort
4 participants
Page 1 sur 1
[Agus, Milena] Quand le requin dort
[Agus, Milena] Quand le requin dort
Résumé du livre :
Sardes depuis le Paléolithique supérieur, les Sevilla-Mendoza ignorent la normalité. Un père entiché de voyages lointains, une mère perdue devant la vie, une tante plongée dans des amours sans lendemain, un frère sourd à tout sauf à son piano. Celle qui décrit l'étrange et attachante ambiance familiale, avec une impassible candeur, est une adolescente engluée dans une liaison inavouable... Une liaison qu'elle cache à sa famille, où pourtant on parle d'amour et de sexe sans inhibitions. On y parle aussi de Dieu, dont on n'arrive pas à décider s'il existe ou pas. Plutôt qu'à lui, autant s'en remettre à la superstition pour affronter les dangers de l'existence. Celle-ci se déroule comme si on était dans la gueule d'un requin. Un requin qui vous enserre entre ses dents et vous empêche de vivre. On essaye d'en sortir quand il dort...
Avis et commentaires :
"Mal de Pierre" a été mon premier livre de cetta auteure sarde et ce fut à l'image de nombreux autres passionnés de lectures, une superbe surprise. Fort de cette impression, je me suis empressé de choisir dans ma médiathéque un second. Et là c'est toujours la même joie de lecteur, quelle belle écriture, cette chronique familliale.
Nouvelle chronique d'une famille sarde ; les Sevilla - Mendoza, famille atypique marquée par le mal être, les non dits, abonnée au malheur mais que le noyau famillial permet de consoler et de relancer chacun.
La narratrice, à peine adulte, avec un physique qu'elle juge ingrat, jalouse et admirative de sa tante, sous le coup d'une relation sado - maso par rejet d'elle et sa certitude qu'elle ne peut pas être heureuse, raconte son parcours malheureux et surtout les turpitudes des siens. Un père, mécanicien de belle prestance, farouche volontaire des ONG et du malheur du monde ailleurs et particulièrement celui de l'Anérique Latine mais totalement inadapté aux malheurs des siens, une mère peintre avec un véritable mal être qui la poussera au pire, un frère pianiste de génie mais totalement autiste au monde extérieur, une victime de ses petits camarades, une tante qui se donne à chaque histoire amoureuse mais se retrouve à chaque fois abandonnée par ses conquêtes, une grand mère qui essaie de gérer au mieux cette famille désespérante....
Tout cela est décrit sans concession, avec tendresse, le malheur sentimental et sexuel de la narratrice et de sa tante bien aimée comme cette incompatibilité à vivre en société symbolisé par le requin du titre du roman... Une écriture élaborée, beaucoup d'humour, des chapîtres courts et passionnant.
Cette famille, la narratrice, on a vraiment envie de les aider, de les prendre sous son aile pour un bout de chemin ou tout simplement pour les secouer... On l'aime.
Merci à l'auteure de ce bonheur de lecture si rare....
Re: [Agus, Milena] Quand le requin dort
On me l'a conseillé il y a quelques temps déjà et il dort dans ma LAL !! en lisant ta belle critique je ne vais pas tarder à le réveiller !
BESMAR- Grand expert du forum
-
Nombre de messages : 1204
Age : 60
Localisation : Au Quebec
Emploi/loisirs : agente de gestion du personnel en invalidité- loisirs : lecture, rénovations-bricolage-décoration.
Genre littéraire préféré : Policiers (PD James, Connelly,Reich), romans historiques, aventure, tres peu de fiction sinon toute lecture m'interesse !!mon coup de coeur actuel est "L'Élégance du Hérisson" de Mureil Barberry
Date d'inscription : 18/07/2010
Re: [Agus, Milena] Quand le requin dort
Bon en lisant ta critique, Loubhi, je me dis que ce n'était peut-être pas le moment pour moi : je réessayerai plus tard ! Autant j'ai beaucoup aimé l'écriture, composée en courts chapitres, rythmée, un peu décousue aussi du fait que l'on suive les pensées de la narratrice, une très jeune femme dont la famille est un peu atypique : un père absent, idéaliste passionnée par l'Amérique du Sud à laquelle il donne beaucoup de son temps bénévolement, c'est le remède anti-morosité de cette famille : quand il est là, tout le monde semble avoir le sourire, une mère fragile, qui vit dans son petit cocon et que tout le monde cherche à préserver, un frère pianiste à la sensibilité exacerbée également. Les enfants semblent d'ailleurs tout d'eux avoir hérité de la fragilité de la mère, être à fleur de peau même si la narratrice est plus douée pour le cacher. Ce qui m'a mise mal à l'aise c'est sa relation avec cet homme marié, qui l'utilise pour assouvir tous ses bas instincts. Dominateur, manipulateur, pervers, il profite de son mal être, de son jeune âge aussi j'ai l'impression. A peine sortie de l'enfance, c'est sa première histoire d'amour (en tout cas c'est l'impression que j'ai eu). Elle l'aime alors que pour lui, il ne s'agit que de sexe, du sexe primitif, bestial. J'ai trouvé cela malsain. Et c'est ce qui fait que je n'ai pas envie d'aller plus loin !
Invité- Invité
Re: [Agus, Milena] Quand le requin dort
Encore un livre qui m'attire, je le note, Merci Loubhi et Alexielle de me le faire connaître
lalyre- Grand sage du forum
-
Nombre de messages : 9623
Age : 92
Localisation : Liège (Belgique )
Emploi/loisirs : jardinage,lecture
Genre littéraire préféré : un peu de tout,sauf fantasy et fantastique
Date d'inscription : 07/04/2010
Re: [Agus, Milena] Quand le requin dort
Lu dans le cadre du challenge Bis Repetita
Je trouve l’écriture de cet auteur très belle, un peu poétique. L’histoire de la famille Sévilla-Mendoza est propice à la mélancolie.
Je me suis très vite attachée aux personnages atypiques, et j’ai beaucoup apprécié suivre leur évolution.
J’ai passé un très bon moment de lecture, assise au coin du feu, à me laisser bercer par la belle plume de Milena Agus, et j’en suis ressortie avec une envie de voyage pour aller découvrir la Sardaigne.
« Ce que nous avons en commun, maman et moi, c’est que nous mettons du miel sur tout, alors que ma tante est carré, et quand quelqu’un envoi promener quelqu’un d’autre, elle dit qu’il lui a botter le cul. Maman et moi, nous n’aimons pas les manières de ma tante, nous aimons voir le monde derrière une couche de miel, et papa dit qu’on finira par se faire un diabète du cerveau. »
« Tu me le montreras le chemin pour arriver à l’endroit des cartes postales ? »
Je trouve l’écriture de cet auteur très belle, un peu poétique. L’histoire de la famille Sévilla-Mendoza est propice à la mélancolie.
Je me suis très vite attachée aux personnages atypiques, et j’ai beaucoup apprécié suivre leur évolution.
J’ai passé un très bon moment de lecture, assise au coin du feu, à me laisser bercer par la belle plume de Milena Agus, et j’en suis ressortie avec une envie de voyage pour aller découvrir la Sardaigne.
« Ce que nous avons en commun, maman et moi, c’est que nous mettons du miel sur tout, alors que ma tante est carré, et quand quelqu’un envoi promener quelqu’un d’autre, elle dit qu’il lui a botter le cul. Maman et moi, nous n’aimons pas les manières de ma tante, nous aimons voir le monde derrière une couche de miel, et papa dit qu’on finira par se faire un diabète du cerveau. »
« Tu me le montreras le chemin pour arriver à l’endroit des cartes postales ? »
lili78- Grand sage du forum
-
Nombre de messages : 2660
Age : 52
Localisation : chez moi
Emploi/loisirs : Bibliothécaire / lecture, cuisine, jardinage, balades
Genre littéraire préféré : un peu de tout suivant mes humeurs
Date d'inscription : 14/10/2011
Sujets similaires
» [Agus, Milena] Mal de pierres
» [Agus, Milena] Mon voisin
» [Agus,Milena] La comtesse de Ricotta
» [Agus, Milena] Battement d'ailes
» [Agus, Milena] Une saison douce
» [Agus, Milena] Mon voisin
» [Agus,Milena] La comtesse de Ricotta
» [Agus, Milena] Battement d'ailes
» [Agus, Milena] Une saison douce
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum